Le Pôle régional pour les engrais et la santé des sols est un centre d'excellence créé en 2024 afin de fournir une assistance technique aux investissements liés aux engrais et à la santé des sols en Afrique de l'Ouest et dans les pays du Sahel. Le Pôle offre aux pays un soutien à la demande pour développer et mettre en œuvre ces investissements à grande échelle sur le terrain.
La vision du pôle régional est d'aider les pays d'Afrique de l'Ouest et du Sahel à améliorer durablement la santé et la fertilité des sols pour accroître les rendements et la rentabilité, l'utilisation efficace des ressources (nutriments, eau, main-d'œuvre) et la résilience climatique, contribuant ainsi à la transformation durable de l'agriculture paysanne africaine pour la sécurité alimentaire, la réduction de la pauvreté et la durabilité environnementale.
La mission consiste à faciliter la réalisation de gains agronomiques, conceptualisés autour du rendement et de la rentabilité, de l'efficacité de l'utilisation des ressources (nutriments, eau, main-d'œuvre), de l'adaptation au changement climatique et de la santé des sols, aux niveaux régional, national et infranational, par le biais de la mise en place, de la mise en œuvre et du suivi des pratiques de gestion des engrais et de la santé des sols et du renforcement des capacités des principaux acteurs, le tout reposant sur des principes d'institutionnalisation.
Partout en Afrique, les rendements agricoles, notamment pour des cultures essentielles comme le maïs, restent obstinément faibles, souvent de seulement 1,2 à 2,2 tonnes par hectare. Ces faibles rendements entraînent un appauvrissement important des sols en nutriments et des pertes économiques majeures pour le continent.
Plusieurs facteurs expliquent ce défi :
Les dirigeants africains ont pris conscience de ces obstacles. Le Sommet d'Abuja sur les engrais de 2006 a fixé un objectif ambitieux : augmenter les doses d'engrais à 50 kg d'éléments nutritifs par hectare et par an.
Malgré certains progrès, la région est toujours confrontée à :
Les efforts déployés pour préserver la santé des sols demeurent complexes, faute de critères de réussite universellement acceptés, tandis que les cadres politiques négligent souvent cet aspect crucial. Relever ces défis est essentiel pour garantir la sécurité alimentaire, une production durable et des moyens de subsistance résilients sur l'ensemble du continent.
La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) préside le Comité consultatif du Hub, qui comprend les membres du Consortium, les principaux partenaires régionaux et de développement, ainsi que d'autres représentants pertinents des partenaires associés et nationaux.
Un consortium de partenaires techniques, composé de Centre international de développement des engrais (IFDC), Institut africain de nutrition des plantes (APNI), OCP Afrique, Université polytechnique Mohammed VI (UM6P), ISRIC – Informations mondiales sur les sols, et le Institut international d'agriculture tropicale (IITA), est responsable de la mise en œuvre opérationnelle des différentes fonctions.
Un comité de pilotage, composé des partenaires du consortium mentionnés ci-dessus, est l'organe décisionnel final du Hub.
La coordination quotidienne des activités du Hub est assurée par l'IITA, qui héberge un secrétariat chargé de la gestion, de la communication et de la coordination quotidiennes entre les partenaires et les points focaux nationaux. Des groupes de travail techniques réunissent des experts pour guider la mise en œuvre des groupes thématiques susmentionnés. Les points focaux nationaux des pays cibles, appuyés par des équipes techniques nationales, pilotent les opérations sur le terrain.
Partenaires et rôles du consortium Le consortium regroupe des organisations de premier plan reconnues pour leur expertise en matière de santé et de fertilité des sols, notamment l’IITA/CGIAR, l’APNI, l’ISRIC, l’IFDC, l’UM6P et OCP Afrique. Les membres du consortium : • mettent en œuvre ou soutiennent la mise en œuvre des activités convenues par les pays par l’intermédiaire de leurs entités nationales ; • apportent leur expertise technique et scientifique au pôle et répartissent les activités.
Ces partenaires possèdent collectivement la capacité de traiter tous les aspects liés à la fertilisation et à la santé des sols. Par le biais de consultations, 20 fonctions spécifiques Des zones où le Hub fournit une assistance technique essentielle ont été identifiées. Un soutien financier crucial pour le mécanisme opérationnel est actuellement fourni par la Banque mondiale via le Accélération des impacts de la recherche climatique du CGIAR pour l'Afrique (AICCRA) program and OCP Africa.
Le modèle opérationnel du Hub est conçu pour une efficacité et un déploiement rapides, souvent comparé à un atelier automobile. Le Hub met en place une unité entièrement équipée – notre « atelier » – dotée de l’expertise, des outils et des ressources nécessaires, en investissant nos ressources dès le départ. Lorsqu’un pays a besoin d’une assistance technique pour ses investissements en cours ou à venir dans le domaine des engrais et de la santé des sols, il fait appel au Hub. Ce modèle garantit une grande réactivité.
Les pays prennent en charge les coûts opérationnels nationaux, un peu comme lorsqu'on paie des réparations sans posséder le garage. Ils mobilisent du personnel technique local, élaborent conjointement des plans de travail, mettent en œuvre des activités telles que des formations et apportent un soutien continu aux partenaires nationaux lors du déploiement à plus grande échelle.
Directeur du pôle régional pour les engrais et la santé des sols en Afrique de l'Ouest et au Sahel
Scientifique de données principal
Spécialiste des données
adjointe administrative
Agronome principal
Directeur Financier
Chargée de communication
Rejoignez-nous sur nos plateformes de médias sociaux
© Copyright 2025